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Etat d’urgence climatique : mobilisons-nous !

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Etat d’urgence climatique : mobilisons-nous !

14 jours après la promulgation de l’état d’urgence, les  perquisitions administratives ne donnent plus rien. Appelées administratives car ordonnées par le préfet et non par le juge, elles peuvent être menées même lorsqu’aucun indice ne laisse penser qu’une infraction a été commise.

Les rares policiers qui s’expriment en conviennent : « l’effet de surprise ne joue plus, ce qui doit être planqué, ça a été planqué ».
Et la question monte enfin de l’analyse qui doit avoir lieu sur les multiples défaillances pré-attentats, le fait que notre antiterrorisme n’est plus adapté, voire a été déstabilisé par les multiples réformes et lois inutiles votées quasiment chaque année depuis 2007.

Mais en attendant que le gouvernement l’admette, l’état d’urgence perdure, les discriminations au facies se multiplient et les perquisitions administratives continuent…

Et visent désormais les écologistes ! 
Il faut lire ce récit de la perquisition chez des maraîchers bio en Dordogne, coupables d’avoir participé à une manifestation il y a trois ans contre Notre-Dame-des-Landes et même… d’avoir un temps travaillé à Bruxelles.
Ces perquisitions se multiplient dans les milieux dits alternatifs jusqu’au ridicule.
Ainsi avec ce récit d’un ami sur ces 27 cars de CRS, camion de déminage, bouclier et fusils d’assaut mobilisés pour perquisitionner… le squat l’Annexe au Pré Saint Gervais. Pour rien évidemment, ni interpellation ni saisie d’armes.
Mais « au final, 250 gendarmes, policiers de différents services ont été mobilisés pour cette opération. De quoi sérieusement remettre en question l’argument que les forces de l’ordre ont autre chose à faire que d’encadrer des manifestations« .

La Conférence climat, LE rendez-vous de l’humanité pour s’accorder sur les moyens de la lutte contre le dérèglement climatique, démarre lundi et tout semble bon pour interdire toute voix dissonante comme l’écrit la Ligue des Droits de l’Homme. Ainsi de cette assignation à résidence de Joël Domenjoud, en charge de la « legal team » de la coalition 21 qui regroupe les ONG mobilisées pour la COP 21. Une mobilisation est lancée pour contester cette assignation et la trentaine d’autres visant des militants. Rendez-vous sur Powerfoule.

Il est absolument scandaleux de viser des militants et d’assimiler le mouvement associatif au terrorisme.

Ces dérives doivent nous servir de leçon pour la révision constitutionnelle envisagée par le Président de la République pour pérenniser l’état d’urgence. Vu la tendance que suit ce gouvernement il faut absolument empêcher ce qui pourrait constituer un véritable changement de régime… et signer la victoire de ceux qui nous ont attaqué, comme l’explique Eva Joly.

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L’état d’urgence est en fait climatique.

Rendez vous dans la rue ce week-end avec les différentes chaînes humaines organisées pour remplacer les grandes marche pour le climat, annulées par les autorités.

A Paris, rendez vous 11H30 Rdv 173 boulevard Voltaire – Métro Charonne, sortie 2, nous serons dans la partie « Nous sommes les solutions ! » de la chaîne humaine, avec des associations œuvrant dans le champ social et environnemental.

Et pour celles et ceux qui ne peuvent participer physiquement, rendez-vous en ligne surStandup4climate.org

Nous avons besoin de la mobilisation citoyenne pour atteindre l’accord dont nous avons besoin. Utile pour mettre la pression sur les décideurs, décisive aussi parce que cet accord ne sera que le point de départ de la transition nécessaire et chacun doit prendre part au débat de société sur le changement de modèle.
On peut agir déjà en tant que consommateur, en changeant de fournisseur d’électricité pour soutenir les énergies renouvelables ou en changeant de banque pour quitter celles qui soutiennent les grands projets polluants oufacilitent l’évasion fiscale.

Mais si on peut changer certains comportements (découvrez l’application 90 jours, véritable assistant personnel de transition écolo), on a besoin de régulation publique.

Et donc il faudra bien mettre en œuvre ces transitions aux niveau national ou régional. Et en tant que conseiller régional sortant, je peux témoigner qu’on ne fait pas d’écologie sans écologistes aux manettes.

Dimanche 6 décembre, c’est le premier tour des élections régionales. Je suis candidat à Paris et vous invite à découvrir les propositions écologistes pour l’Ile de France ici. Et sur ce lien les engagements des écologistes pour faire des régions françaises les fers de lance de la transition écologique et sociale

Si vous ne pouvez pas être présent n’oubliez pas la procuration !

Le vote écologiste, c’est le seul vote utile.

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