Les stages, la précarité et l'exil made in Italy, pas mieux qu'en France

Belle réaction de cette italienne ulcérée de voir se multiplier des annonces d’offres de stages  non rémunérés.

Ca remonte jusqu’au président de la République (là bas, pas ici pensez vous).

A lire dans Rue89 / Made in Italy : cherche stagiaire longue période pour pas un rond

Au détour de l’article, on apprend que faute de boulot, cette italienne a choisi l’exil, elle  n’est pas la seule.
Déjà il y a 2 ans, l’Italie s’interrogeait sur l’exil de ses jeunes actifs. C’était après une lettre ouverte déchirante, celle d’un père incitant son fils à choisir l’exil. Problème, le père était directeur d’une université;

Mon cher fils, commençait-il, tu es sur le point de terminer l’université. (…) C’est pour cela que je te parle avec amertume, pensant à l’avenir qui t’attend. Ce pays, ton pays, n’est plus un endroit où il est possible de rester avec fierté (…). Dans ce pays, si tout va bien, tu commenceras par gagner un dixième du salaire de n’importe quel porte-serviettes, le centième de ce que gagne une starlette de la télévision. Pars. Prends le chemin de l’étranger, choisis d’aller là où la loyauté, le respect et la reconnaissance du mérite sont encore des valeurs. »

Source : Lemonde.fr

En France aussi ‘exil pardon l’expatriation fonctionne bien, vers le Québec ou plus loin, « où la loyauté, le respect et la reconnaissance du mérite sont encore des valeurs »
En Italie, ça avait fait débat, au moins un temps. Mais en France on a d’autres diversions débats vous comprenez, alors on ne s’émeut gère.
Image Amnesty (action pour les 60 ans des Droits de l’Homme (et de la femme)  Source

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