Stages… ou quand le gouvernement se fait doubler par le Parlement Européen
Se faire doubler par le parlement européen, c’est un peu la loose non ? hé bien c’est pourtant à peu près ce qui se passe niveau stages…
Mardi, via notre députée européenne préférée, on a appris que le Parlement Européen avait adopté un rapport sur “la promotion de l’accès des jeunes au marché du travail, le renforcement du statut des stagiaires, du stage et de l’apprenti”. Top ! Ni une ni deux ça donne ce communiqué de presse (Stage : quand le Parlement Européen montre la voie au gouvernement français) de Génération-Précaire, qui permet de rappeler que ça fait 5 ans qu’on mène la bataille sur les deux tableaux, national et européen.
Rien de tel qu’une petite vidéo en caméra cachée pour montrer qu’on est loin d’avoir fini le boulot. Vidéo pédagogique. Comme on avait décidemment du mal à expliciter ce qu’on voulait dire par “arnaque des stages” notre “collègue” Nicolas s’est prêté au jeu de la caméra cachée pour obtenir une convention de stage de complaisance via inscription fictive en DU (Paris IV, études slaves, option polonais…) Enquête diffusée mardi 8 juin 2010 sur TMC
Le communiqué de presse de Génération-Précaire…
Stage : quand le Parlement Européen montre la voie au gouvernement français
Le Parlement européen a adopté le 6 juillet 2010, à une très large majorité, le rapport de la benjamine du Parlement européen et députée du Groupe des Verts/ALE, Emilie Turunen, sur « la promotion de l’accès des jeunes au marché du travail, le renforcement du statut des stagiaires, du stage et de l’apprenti ». (Source : http://www.europarl.europa.eu/sides…)
Génération-Précaire, auditionné dans le cadre de la préparation de ce rapport, se félicite de cette avancée et espère que la Commission se saisira rapidement de la question pour produire des recommandations. Ainsi, l’Europe permettra peut être d’avancer sur un sujet sur lequel le gouvernement français traîne les pieds.
Depuis sa création il y a 5 ans, Génération-Précaire alerte sur les conditions de l’insertion de la jeunesse, marquée par un taux de chômage qui atteint 29% des jeunes actifs et une pauvreté supérieure de 50% à la moyenne.
Depuis 5 ans, en France, les différents gouvernements qui ont succédé ont choisi de gagner du temps sur la question des stages en :
niant le problème ;
proposant des chartes sympathiques mais non contraignantes ;
adoptant des lois cosmétiques quand la mobilisation rendait l’aveuglement intenable ;
profitant du peu d’intérêt des syndicats sur la question pour retarder la publication des décrets d’application ;
fixant des rémunérations dérisoires (417 euros soit 30% du SMIC et moins que le RSA) hors du champ de la protection sociale ;
- refusant d’encadrer véritablement les stages en appliquant le droit du travail ou divers garde-fous, tels qu’un plafonnement du nombre de stagiaires par entreprise ou la limitation de la durée des stages, ou encore leur articulation avec l’apprentissage et l’alternance.
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